La nouvelle expérience

Qu’est-ce que cette nouvelle expérience? S’agit-il encore d’une nouvelle expérimentation du rapport entre l’homme et l’occulte?

Non. C’est le renversement du rapport entre l’homme et l’occulte. On chemine, on chemine, et soudain ce n’est plus une course et ce ne le sera plus. Ce n’est plus un prestige et l’attitude s’éteint. Il n’y a plus de repères extérieurs. Il n’y a même plus aucune profession de foi qui vaille la peine qu’on sacrifie son équilibre pour elle. Et dès lors il n’y a plus non plus bien sûr de théorie ni de vision du monde à fignoler chemin faisant parce que toute matrice de compréhension des choses devient obsolète parce qu’on ne cherche plus à comprendre ce qui peut faire avancer ses dossiers.

Comment peut-on ne plus chercher à comprendre?

Le besoin s’estompe à mesure qu’on découvre qu’on trouve les grandes réponses par soi-même du fait de se livrer à l’expérience de la réalité.

Qu’est-ce que l’expérience de la réalité?

L’expérience de la réalité, au stade où on en est, peut se décrire comme celle d’un déplacement délibéré de la conscience, vu qu’on quitte une matrice de référence personnelle et qu’on se retrouve au cœur de la matrice de la réalité. Naturellement le regard ne se déplace pas comme tel, il s’émancipe. La nouvelle expérience, c’est celle du désenglobement de la conscience, du fait qu’on démagnétise cette matrice virtuelle, cette bulle qui retient la conscience. La conscience ainsi relâchée accède directement à la réalité dans sa vastitude.

Est-ce que c’est difficile ?

Oui et non.

Oui, il y a quelque chose de profondément révolutionnaire là-dedans. Il ne s’agit pas juste de s’arracher aux petites pièces de théâtre qu’on est en train de jouer, comme on le fait parfois par maturité, il s’agit de réaliser le caractère obsolète d’absolument toute la matrice de référence de la conscience. C’est à la matrice de référence qu’on s’arrache parce qu’elle est avérée irréelle. Or cette matrice irréelle présente une mainmise parce qu’elle en place dans la mémoire, elle constitue la mémoire, elle dispose d’une interprétation sur tous les aspects des choses. Charles Sabourin la désigne sous l’expression « conscience psychologique ».  « L’expérience » doit donc être répétée à longueur de temps pour rester debout face à cette mainmise de tous les jours. M. Sabourin souligne bien qu’il s’agit ici d’un nouveau réflexe de conscience à instituer.

Mais il n’est pas difficile de se sortir de là pour faire l’expérience de la réalité… parce que l’extraordinaire volonté nécessaire à cet arrachement est toujours disponible.

Comment se fait-il que la volonté nécessaire pour passer du psychologique au réel soit toujours disponible?

Chacun atteint le point de non retour dans sa vie parce que le connu a déçu, qu’il ne procure qu’errance et souffrance. La volonté veut aller hors du connu, hors du psychologique, hors de la mémoire, hors de la bulle, hors de la profession de foi, hors de toute référence. La volonté nécessaire pour passer du psychologique au réel est puisée hors du connu, dans le réel. Elle est réelle, effective, intelligente. Elle est puisée dans la réalité qui est là, à attendre qu’on en fasse l’expérience.

Comment démarrer la nouvelle expérience?

La conscience universelle commence quand on veut. On peut dès maintenant se livrer à cette expérience transformatrice…

L’expérience du relâchement de sa conscience aux dimensions de la réalité.

L’expérience de la compréhension, enfin.

Pour se mettre en train, il y a les vidéos YouTube de Charles Sabourin qui sont extrêmement éloquentes sur le sujet parce que, chez lui et ses interlocuteurs, l’intégration du réflexe à se « réaliser » est accomplie.

One Comment

  1. Deux commentaires

    Un.
    Il ne s’agit plus de comprendre. Il s’agit de faire.
    (Où faire = se sortir de son programme)
    (sans évaluer sa performance à le faire et sans en perdre le réflexe)

    Deux.
    Il y a une différence entre
    – embarquer à pieds joints dans la vision des choses de quelqu’un…
    – et recevoir gracieusement une correction en faisant la connaissance de quelqu’un (en l’occurrence Charles Sabourin)

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