La sensibilité de l’homme

L’homme qui jongle avec sa pensée dans une recherche de sens finit par jongler avec la belle théorie que sa pensée ne provient pas de son cerveau, et voit là intuitivement une issue à sa recherche. Dès lors cette intuition a sa propre évolution, passant de la théorie intellectuelle à une mise en pratique extrêmement solitaire de la belle théorie. Dans le creux des silences de la journée (et dans le silence de la nuit), l’homme se met à surveiller le plus consciemment possible ses mille pensées inconscientes. Le refus d’avaler passivement ce qu’il pense devient une position mentale. Le regard s’infiltre dans un nombre croissant de catégories de pensées. Résolu, il double son pain sur la planche en décidant de traiter la pensée positive avec le même dédain que sa pensée négative. Gagnant en assiduité, sa pratique se transforme en réflexe. L’homme s’habitue, comme c’est souvent le cas avec une nouvelle discipline.

Mais ce qui distingue cette pratique, c’est qu’elle change avec le temps, suivant des étapes qui sont celles du progrès de la sensibilité de l’homme. Cette victoire sur l’inconscience n’échappera jamais au progrès de la sensibilité. C’est la sensibilité qui conduira le processus de bouleversement en bouleversement.

La pensée est un théâtre où se joue une pièce sauf que là, la pièce est sans importance et sauf que là, le rideau est au fond de la scène et qu’il faut que le spectateur se lève et l’arrache… Pour réaliser que derrière, il y a un autre théâtre où la pièce est aussi sans importance et où il y a un rideau au fond de la scène et ainsi de suite.

La pensée, phénomène machinal où l’homme se fait raconter des histoires dans sa tête, dévoilera ses machinations à mesure que grandira la sensibilité de l’homme. Et pourquoi y a-t-il ce lien entre la sensibilité de l’homme et le dévoilement de la pensée? À cause de ces deux mouvements d’énergie : la sensibilité qui souffre et la volonté enragée à ne plus souffrir. Parce qu’avec la sensibilisation, s’éveille le senti d’un cul-de-sac évolutif et qu’avec le senti d’un cul-de-sac évolutif, vient pour l’homme l’urgence de déplacer le regard à une couche de conscience plus perceptive, un déplacement de regard qui n’a rien d’anodin. L’homme fait un pas hors du connu, à la rencontre des différentes énergies qui s’appuient en lui et qui utilisent la pensée comme plateforme d’intervention dans l’ambitieux projet d’arrimer le macrocosme et le microcosme. L’homme ne peut pas sortir du connu s’il n’a pas, pour le forcer, sa propre sensibilité et sa propre volonté, les deux expressions d’une même onde : son taux vibratoire.

Visualisez une onde en lisant ceci : la sensibilité de l’homme en vient à souffrir trop, elle renouvelle la volonté de l’homme à ne plus souffrir. La volonté à ne plus souffrir est si complètement renouvelée qu’elle opère un changement de vie qui redémarre la sensibilité autrement. Celle-ci éventuellement atteint à nouveau un sommet de souffrance, etc.

Tout le processus évolutif suit cette onde. C’est cette onde qui au départ met l’homme en garde contre les enflures émotionnelles que lui suscite sa pensée et c’est la même onde ensuite, mais plus élevée en vibration, qui lui fait gagner des batailles sur des formes d’ordre plus structural. Car cette onde que vous êtes et que rien ne plafonne augmentera éternellement en fréquence.

One Comment

  1. La sensibilité de l’homme conscient va lui faire passer de mauvais quarts d’heure mais quelle ouverture dans la profondeur est ce que ça ne va pas lui donner aussi !
    C’est une porte nouvelle sur une paroi de sa vie insoupçonnée, ça n’a rien à voir avec ce qui est déjà repéré. L’esprit est le seul psychothérapeute parce qu’il est le seul à détenir la clé. En disant ça je ne suis pas à genou, au contraire je tiens le bâton de commandement qui fait aussi office d’index pointé vers le pot aux roses : c’est vous autres qui avez tout manigancé (pour m’amener à cette douleur)… Vous autres étant le plan mental plan de l’esprit. Le seul fait de me reconnecter à leur existence, c’est prendre en charge mon autorité sur eux.

Laisser un commentaire