Le Carrefour…

Il y a bien des années, alors que j’étais étudiant, j’ai fait la connaissance d’un homme un peu étrange. Plus âgé que moi, il exerçait un magnétisme peu commun. Autour de lui s’est formé un groupe de jeunes comme moi. Carlos Castaneda aurait dit de lui : un homme de connaissance, un sorcier, un guerrier. Il parlait souvent d’ésotérisme, de parapsychologie, mais, personnellement, ça me déplaisait. Alors, je gardais mes distances, sauf dans les activités ludiques. En effet, ce groupe jouait aux échecs régulièrement. Cet homme de connaissance voulait former un groupe d’étude. L’étude de phénomènes paranormaux, j’étais plus que réticent. Mais, il s’est produit quelque chose d’inattendu, je suis tombé amoureux. Comme par hasard, elle évoluait (sur une orbite éloignée) autour de ce sorcier. Et c’est comme ça que je me suis impliqué dans cet univers de mystère.

 

À chaque semaine, on se réunissait chez lui. Parfois, plusieurs jours de suite. À tour de rôle, on lisait un livre ésotérique et on en faisait un résumer aux autres. Il nous a introduits au monde de Bernard de Montréal et j’ai assisté à plusieurs de ses conférences. Sur une autre note, il affirmait avoir un accès privilégié aux annales akashiques. Il m’a révélé que dans une autre incarnation, j’ai été un sorcier. Facile à dire, je n’y ai pas prêté beaucoup d’intérêt. Mais un jour, il m’a fait rencontrer une femme, faisant partie d’une communauté secrète, dont je tairai le nom. On s’est rapproché et les mains se sont touchées. L’image d’une vieille femme s’est surimposée sur elle, ça à duré quelques secondes. Elle m’a avoué avoir vécu le même phénomène, elle a vu un vieil homme. Il semblerait, qu’on se soit connus dans une autre vie. Troublant, je l’avoue, mais ça soulève plus de questions que de réponses.

 

Il se comportait comme un guerrier, il nous faisait pratiquer une forme de karaté mental. Il nous testait, individuellement ou collectivement. Ce qui pouvait sembler un jeu d’esprit était pure manipulation. Aujourd’hui, je le sais, il y a un parallèle entre ce que nous avons vécu et ce qu’a vécu Carlos Castaneda. Il voyait en moi quelque chose que je ne comprenais pas. Il m’a donné à lire L’herbe du diable et la petite fumée, ce livre est le premier d’une longue série de best-sellers. Mais, il n’était qu’apprenti sorcier, si son choix s’était arrêté sur le livre Voir, ma vie aurait pris un tournant différent. Mais, ça, c’est une autre histoire.

 

À cette époque brûlait en moi un feu intérieur. Quelque chose avait changé, une énergie nouvelle s’est manifestée. Les gens autour de moi venaient me parler, le « bouche-à-oreille » étant ce qu’il est, des inconnus me demandaient conseil. Je ne savais pas pourquoi, mais ça me mettait mal à l’aise. Finalement, j’ai rencontré Bernard, on s’est serré la main. Il a dit de moi que j’avais un défaut de personnalité. Aujourd’hui, je comprends les implications de ses dires. Mais, à l’époque, je ne comprenais rien. J’ai changé de sentier, il faut bien manger et un jour, après quelques années, j’ai senti cette flamme littéralement s’éteindre en moi. Je laisse à Bernard le dernier mot :

 

Le rôle de la personnalité (C074b)

 

… Nous ne vivons pas de notre personnalité de la façon dont nous devrions la vivre. Nous sommes plutôt esclaves de notre personnalité, nous sommes assujettis à elle. Elle ne nous fait pas du bien, elle nous fait plutôt du mal. Pourquoi, parce qu’elle est déséquilibrée, parce que les facteurs d’émotions ou de mentations qui constituent sa caractéristique psychique, sont des facteurs qui n’ont pas été balancer par la science de l’esprit, qui doit être vécue sur le plan mental supérieur de l’ego. Autrement dit, l’homme au lieu de bénéficier de sa personnalité d’une façon créative, la vie d’une façon subjective et en souffre pendant toute sa vie et ce qui est pire, c’est que la personnalité est une sorte de mécanique, qui s’il y a la moindre défectuosité, s’aggrave au cours des années au lieu de se redresser. C’est ça qui est dangereux de la personnalité, si elle n’est pas surveillée par l’ego …

 

… Chez l’homme, la personnalité est effectivement un champ de bataille, c’est effectivement quelque chose qui doit être de plus en plus corrigé, qui doit être de plus en plus amené à un état de perfection. Parce que c’est justement la personnalité qui crée dans l’homme toutes les conditions d’émois possibles, imaginables, qui font partie de son karma, qui font partie de sa mémoire, qui font partie des forces de l’âme sur sa conscience humaine, qui font partie des forces occultes en lui qui sont mal canalisées, donc, mal utilisé pour le processus créatif …

 

Nous nous croyons impuissants à transformer notre personnalité, c’est une illusion, la personnalité ça se transforme. Tout se transforme dans la vie de l’homme, mais, pour transformer la personnalité, il faut d’abord savoir de quoi elle est faite, sur quoi elle est montée et elle est montée sur le pivot de l’émotion et le pivot de la mentation inférieure. Donc, c’est à partir de la réalisation de l’existence de ces deux pivots, de leur mal-fonction, que l’homme peut lentement transformer sa personnalité et l’amener à un point de perfectionnement qui dépasse l’entendement de l’homme inconscient. Il y a une chose que l’homme a besoin pour transformer sa personnalité, c’est une très grande confiance en lui-même, c’est-à-dire, un très haut niveau de centricité, je parle d’une confiance réelle. Un très haut niveau de centricité, une très grande capacité de par lui-même, de voir ce qui brouille la mécanicité de son psychisme et ne pas se laisser influencer par ceux qui sont autour de lui. Mais, pour ceci, il faut que l’homme soit extrêmement honnête avec lui-même, il faut qu’il soit totalement honnête avec lui-même. Ceci veut dire quoi, ceci veut dire qu’il doit voir, directement dans les deux yeux de sa personnalité, regarder comment elle est et ne pas se laisser berner par elle, parce que la personnalité à la capacité de berner l’ego. Elle a la capacité de donner à l’ego l’impression qu’elle est correcte et elle fera tout en son pouvoir pour donner à l’ego l’impression qu’elle est correcte. Autrement dit la personnalité, elle ment constamment à l’ego, elle vous mentira toujours votre personnalité. Elle ne peut pas faire autrement, puisqu’elle n’est pas réelle, comment voulez-vous qu’elle vous fasse ressentir la réalité. C’est vous qui devez voir la réalité de votre personnalité ou son manque de réalité, c’est à l’ego, autrement dit, c’est à la partie consciente de l’homme …

3 Comments

  1. Le passé n’est plus, le futur n’est pas encore arrivé, seul existe l’instant présent. Chacun doit faire un choix, un pas en avant, un pas en arrière ou le surplace. La pensée individuelle n’est pas là pour nous aider à faire ce choix, elle est là pour nous faire évoluer. La pensée individuelle est comme une goutte d’eau dans un fleuve. Chaque goutte communique à sa voisine une saveur, soit astrale, soit cosmique ou… Bien, avant la cinquième race, racine, l’homme avait accès à un savoir que Carlos Castaneda appelait la connaissance silencieuse. C’est un savoir qui n’utilise pas de mot, le savoir est instantané et sans saveur. À de très, très rare occasion, j’ai pu y goûter, mais des mécanismes occultes m’ont remis à ma place. J’ai quand même appris quelque chose, cultivé le vide mental me permet une compréhension sans saveur, sans connotation. J’ai encore du chemin à faire, mais au moins j’ai un outil de plus dans mon coffre.

  2. J’aime quand le moment me surchauffe le ventre, que je respire comme un soufflet de forge et que je ne comprends pas du tout ce que je dois comprendre. Même si la culpabilité me tient à cause de l’inaction devant le moment, je me permets de rester en suspens, car j’ignore si je suis devant un dégât, si je suis responsable, si je suis aveugle d’orgueuil, si je me prends pour un grand esprit incapable d’être injuste et ça continue. Alors je constate que la pensée, encore une fois, n’est d’aucune utilité. Et avec certitude/autorité/intelligence, je procrastine.

  3. La personnalité m’amène flush à côté de la coche et déjà c’est la merde et je rame comme un athlète mais en vain car en moi règne celle qui croit à l’angoisse, l’angoisse de se croire… Et j’écoute cette friture sur la ligne de mes nerfs, il y a mes tripes qui frient dans l’huile de cette angoisse qui se croit et moi et mon environnement connaissons des temps destructifs…
    qui durent tant que je ne m’en arrache pas et je veux parler de s’arracher au prix d’une énergie puisée dans la plus grande profondeur. À cet instant je sais que tout est sous mon contrôle parce qu’alors je suis proche de mon impitoyable ajusteur de pensée au point de nous mélanger. Oui au coeur d’un acte de volonté j’adopte son point de vue tout en étant plus que jamais en contrôle, donc plus que jamais dans mon propre point de vue. Le point de vue que j’ai laissé tomber c’est celui très personnel de ma personnalité, chargé de croyances en des attentes basées sur des croyances en des images de moi-même. Comme c’est bon de savoir qu’il existe une solution !

Laisser un commentaire