Le doute

Le doute fait partie du processus normal d’éveil de la conscience de l’ego. De nombreuses personnes qui ne vivaient pas beaucoup de doute avant d’être en contact avec l’instruction supramentale se verront assujetties à un accroissement de ce phénomène dans leur mental. Le doute est un joueur primordial dans la transformation du mental inférieur vers l’accès au mental supérieur. Voici pourquoi : un individu qui est en contact avec l’instruction supramentale mais qui ne vit pas de doute peut facilement tomber dans la croyance et dans l’illusion du savoir. Il s’asseoit sur différents niveaux de vérités et il les défend avec la certitude de son acomplissement exceptionnel au niveau de sa conscience. Il intellectualise et interprète ; il devient donc piégé par une sorte de philosophie supramentale qui le coupe de qui il est et de qui est l’autre. Il ne parvient donc pas à intégrer le réel de son énergie prépersonnelle.

Le doute fait donc souvent partie intégrante du passage entre une conscience involutive et une conscience évolutive. Pour se servir intelligemment du doute, l’ego doit faire un saut en hauteur et s’en servir comme prétexte pour établir un rapport de force avec son esprit. Il doit établir ce qu’il veut vivre et ce qu’il ne veut plus vivre, incluant le fait de ne plus vouloir vivre de doute. Ainsi, il cesse graduellement de se faire piéger par des pensées mensongères qui le déphasent devant les événements de la vie. Ce faisant, il réussit à percevoir la manipulation qui est effectuée sur son mental, ce qui l’éveille de plus en plus à sa conscience mentale supérieure. Afin de traverser cette étape d’initiation, il est important que l’ego commence à ne plus prendre ses pensées au sérieux. Ainsi, le doute ne trouve plus de point d’attache en lui, ce qui peut graduellement laisser la place à sa nouvelle intelligence qui est plus objective et lucide.

L’ego peut parfois se sentir laissé à lui-même, sans le support de son esprit, sans voir de différence réelle dans sa vie, malgré l’instruction. Cela peut durer plusieurs années, le temps que le travail d’épuration se fasse… et c’est ici que l’ego doit être empreint d’une volonté intelligente extrême. S’il se laisse envahir subjectivement par le doute, il recommencera à réfléchir sa vie comme avant et subira les paramètres anciens de l’involution. L’ego doit être capable de contenir le temps, c’est-à-dire qu’il doit être capable de supporter le temps que son esprit a besoin pour élever la vibration de son mental. Et pendant ce temps, il doit maintenir son rapport de force avec son esprit pour ne pas se faire piéger à réfléchir les pensées qui ne correspondent pas à la nature universelle de sa conscience.

Une fois que le pont du doute sera traversé, l’ego aura de la facilité à maintenir son rapport de force avec l’Invisible. Son mental sera suffisamment épuré, ce qui lui permettra de créer un point de rencontre permanent entre lui et l’énergie de son esprit… qui est son double éthérique qui s’élève de plus en plus en vibration. L’ego sera alors libre du mensonge crée par le doute et par l’illusion de savoir.

— Sandra Vimont, 2011

(texte originalement publié sur le site www.supramental.biz)

16 Comments

  1. est-ce que le doute se trouverait manifesté de deux façons ?
    la façon raisonnable quand on est pris de ce doute transitoire accompagnant une crise psychique ou nuit noire de l’ego…
    et la façon maladive, quand on est pris d’un doute persistant qui, à cause des lois de polarité, accompagne son contraire, l’illusion du savoir, chez les personnes prisonnière d’un ego spirituel…

    oui, il y a ces deux visages du doute qui existent.

    le doute polarisé fait partie de l’inconscience, il est nourri par la mémoire de la personne. c’est un trait de caractère. on parle de gens inquiets ou timides, etc., qui ont accumulé une habitude du doute et empilé un tas d’images d’eux-mêmes moitié négatives et moitié positives.
    le doute qui leur revient en tête est nécessaire pour les amener à désamorcer leur doute, leur tendance historique à se faire d’eux-mêmes des idées polarisées grises ou dorées.
    l’homme qui doute de par sa personnalité doit neutraliser sa personnalité.
    en dépassant sa mémoire (c.a.d. en gérant les situations déplaisantes au lieu de piétiner, en prenant le taureau par les cornes au lieu de s’en laisser inhiber), l’homme qui doute de par sa personnalité va effectivement développer son intelligence dans le sens qu’il va l’implémenter, l’incarner, l’infuser.
    sa contestation du doute sera si musclée qu’elle se traduira dans l’action par une créativité inouïe, où libéré du doute,
    il maîtrisera l’action en tant que maître de l’action,
    et en échappera simultanément le contrôle.

    quant à l’autre manifestation du doute, elle se présente au seuil du processus de fusion de l’homme qui est mûr, et ce, quelle que soit sa personnalité. la nuit noire de l’ego qui prend place alors ne fait pas vivre la polarisation. on ne parle pas de trait de caractère pour ce qui est de ce doute non polarisé régnant sur la nuit noire de l’ego.
    ce temps noir de l’ego, qui teste l’égo au plus profond, peut réapparaître mais c’est pour se faire tasser chaque fois. ce type de doute non polarisé peut aussi se présenter quand un ego rendu normalement puissant face au doute, soudain, est vulnérable physiquement par exemple. il ne conteste pas et il doute. c’est comme la nuit noire mais pour des instances de temps plus courtes. Jésus a douté un instant de pouvoir boire la coupe de la croix. plus tard, quand il fut sur la croix, il a aussi cru un instant être abandonné. Il a nourri le doute qu’on lui envoyait au lieu de déjouer le test. j’ai aussi un exemple avec Bernard de Montréal qu’il m’a été donné de vivre personnellement. Durant la pause de sa dernière conférence, alors qu’il était à moitié couché sur le pupitre à cause du stade de son cancer, Bernard a relevé sa tête et je l’ai vu afficher un regard effaré qui ne lui ressemblait pas du tout. et imaginez-vous qu’à moi qui passait là, il a demandé si ça avait changé quelque chose dans la vie des gens, son travail. Je lui ai répondu une menterie enthousiaste qu’il n’a pas achetée, et son regard est reparti dans la distance, mais cette fois pour entendre intérieurement de l’intelligence. quant à moi, il venait de me dévoiler l’ampleur de la capacité de l’esprit à tester l’homme avec le doute.

    1. Josée, ton développement sur le doute m’amène à rebondir sur les éléments que tu spécifie : caractère, personnalité, mémoire négative, positive… j’aimerai partager ce qui vient pour mettre en contexte ce doute à deux facettes qui est au centre d’égos en évolution.

      La personnalité se construit à partir d’éléments génétiques (mémoires ancestrales), psycho-physiques, culturels, environnementaux… Elle possède des traits particuliers permettant de définir quelqu’un par sa manière d’être, d’agir et de raisonner.

      Le caractère, noyau central de la personnalité, quant à lui est fortement affecté par l’environnement, la culture, l’entourage social, surtout par les expériences vécues durant l’enfance = mémoires polarisées = souffrances récurrentes. C’est un signe distinctif, voire un aspect global, qui rend la personne unique.

      Ça pourrait se ressembler mais il y a une nuance entre ce qui est impacté et ce qui se construit… ça laisse une chance à l’un d’évoluer alors qu’il est impossible de détruire un édifice…

      Entre les deux il y a le tempérament ou “juste proportion” qui est pour une personne une façon spontanée de réagir à une situation extérieure. Ce tempérament est assujetti à des facteurs biologiques qui influent sur le comportement, bien qu’il puisse être influencé également par la confrontation avec l’environnement.

      Et juste au centre de tout ça notre GRAND MOI EGOIQUE qui domine la personnalité et le caractère qui cherche à évoluer (ou pas) malgré (ou à cause) des limites du tempérament et de la puissance de cet égo (surdimensionné) qui génère du Doute…

      En fait, la personnalité est l’équilibre subtil entre le caractère, le tempérament et le comportement social = (Action / Réaction / Emotions).

      La boucle est bouclée…L’égo est le chef d’orchestre dans toutes les expériences…

      Dans celle que tu vécu avec Bernard (que je n’ai pas connu, seulement fréquenté au travers de ses livres et conférences depuis peu) je te cite succinctement : « il a demandé si ça avait changé quelque chose dans la vie des gens, son travail… qu’il n’a pas achetée, et son regard est reparti dans la distance, mais cette fois pour entendre intérieurement de l’intelligence… quant à moi, il venait de me dévoiler l’ampleur de la capacité de l’esprit à tester l’homme avec le doute. »

      A ce jour on dirait que le Québec est en deuil de cet “allumeur” d’une nouvelle conscience. S’il doutait à cet instant du changement produit dans la vie des gens, si j’en crois certains qui avancent discrètement qu’il avait, comme tout en chacun, son fardeau astral…, où qu’il soit maintenant ce doute doit-être le cadet de ses préoccupations…

      …Mais sans “Doute” voit-il les effets produits sur son instruction qui, je le confirme, a bien pris son envol Outre Atlantique … :o)

      Chacun reconnaîtra que nul n’est prophète en son pays… Oui l’esprit teste l’homme, il teste et re-teste incessamment dans tous les plans de nos vies… Cependant nous ne sommes plus naïfs… on sait maintenant que lui aussi à deux facettes et qu’en prime il est vampirique…

      Communications de Sept 1980 à Sept 1988
      120 C.059b-Les deux visages de l’esprit, 129 C.064b-L’esprit vampirique

      A nous, en bons diplomates, de bien négocier personnellement les virages dans nos vies… hihihi…

      1. Il est aussi intéressant de regarder la question que Bernard a posée (si ça avait changé quelque chose dans la vie des gens, son travail…) sous l’angle d’un rapprochement avec autrui. Comme le professeur qui demande à ses étudiants une rétroaction après une année de cours : “Est-ce que vous avez aimé le cours ? Est-ce que ça vous a servi ?” Ce type de question ne met pas en doute l’enseignement donné, mais passe le micro à l’autre, par amour pour l’autre.

        1. Dans le sens que tu soulèves, de mon point de vu car je ne peux parler pour autrui, si Bernard me posait la question je lui répondrais : « oui j’ai aimé ton enseignement, oui ça m’a grandement servi à faire tomber le voile de ma surdité et de ma cécité et oui encore, malgré le poids de la solitude que m’a infligé l’intégration de cette nouvelle énergie, paradoxalement le rapprochement avec autrui (au compte-goutte et y’a pas besoin de plus…) n’a jamais été aussi authentique et fluide dans ma vie »
          Est-ce que pour autant la force de mon témoignage aurait balayé son doute ? si tant est qu’il en ait vraiment eu un…

  2. De mon point de vu de femme néophyte l’éveil de la conscience chez l’humain survient lorsqu’il est touché par cette énergie Intelligente qui est en lien avec les activités de l’Esprit et non plus de l’ego humain et/ou planétaire (elle a été nommée supramentale mais peut-être comprise comme au-delà du mental terrestre, réflectif et conditionné).
    L’ouverture des circuits à cette nouvelle conscience se fait naturellement et spontanément quand c’est le temps pour nous. Une Conscience Supérieure au Mental c’est “l’Esprit Intelligence Réelle” non pas l’intelligence factice, egoïque, ou subjective de nos pensées astralisées

    Pour le doute on pourrait parler d’un « doute raisonnablement nécessaire et transitoire » …qui participe, selon moi, au processus du nettoyage du mental qui précède et/ou accompagne une crise psychique ou « nuit noire de l’ego » … C’est un colossal travail personnel, non exempt périodes de grandes souffrances ; par contre le doute persistant, maladif ou son contraire l’illusion « du savoir » sont un frein à l’évolution et font partie d’une souffrance « évolutive » chez les personnes prisonnière d’un ego spirituel…

    Avant tout ne pas remettre nos propres pouvoirs entre les mains d’autrui, quand bien même nous ayons parfois besoin des autres, pour un coup de pouce, ou en tant que miroir de nous-même.

    S’éveiller à une “Conscience au-delà du mental” est un cheminement strictement individuel qui laisse libre cours à sa propre créativité et ne nécessite aucun Maître ni Enseignant.

    Avant tout prendre réellement conscience des manipulations et vampirisations psychiques à tous les niveaux terrestres et occultes.

    Dans tous les cas, selon moi, quel que soit le degré d’évolution, surtout chez les personnes « en chemin » …nous sommes tous sujets à de la manipulation occulte à travers nos proches, nos expériences, notre environnement etc… qui sèment en nous une large gamme de pensées, doutes, insécurités, isolement, questionnements recherches de vérité en tous genres etc.… Détricoter au scalpel ces processus de manipulations peut avoir du sens s’il aide l’ego involutif à devenir conscient de ce qui se joue à travers lui pour et contre lui… paradoxalement pour sa propre évolution.

    A ce propos Bernard de Montréal dans l’ego vampirique disait: “Si le vampirisme sous toutes ses formes disparaissait de la surface de la terre la société telle que nous la connaissons serait abolie car elle n’aurait plus la force du vampirisme pour lui donner sa cohésion”.

    Ça aide aussi à développer sa Volonté en créant un rapport « musclé » avec les plans.

    Les freins à l’évolution persistent tant qu’on n’a pas vu et compris, au-delà des formes, ce qui nous met en vibration pour changer nos paradigmes.
    C’est un processus qui n’a pas de fin…
    Le travail de conscientisation est précisément de sortir de la
    « victimisation », non pas en fuyant les situations déplaisantes, mais en prenant le taureau par les cornes ce qui développe l’Intelligence.

    Bien orgueilleux celui qui croit y échapper sans un travail permanent de conscientisation et de vigilance H24…
    Ce travail, a durée variable selon les personnes, peut en effet demander à l’ego “de contenir le temps”, selon l’expression de Sandra, avant de constater les prémices de changements réels dans sa vie avec ou sans instruction… mais cela se fait un jour à notre insu… on n’y échappe pas si c’est programmé dans notre vie…
    J’en termine par une petite phrase qui résume bien ce que je sens: “Tout chemin est d’abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi”. David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur.

  3. Bonjour Sandra,
    Bienvenue sur le site de Julie où tu apporteras une voix très articulée. Tu écris de façon cristalline, et c’est le plus important pour mes besoins, mais je veux aussi souligner la force de ton expression. Par contre, bien que je vibre à ce que tu dis, comme quoi le travail est mental et patient, je me pose souvent la question de l’action comme réponse au double. Si on “doit être empreint de volonté extrême”, est-ce que le travail mental et patient n’est pas parfois une fuite de l’action ? Par ailleurs, je me trouve moins intelligente dans ma gestion du double par l’action que par la contestation psychique, tout en admettant que je mesure trop mal les choses pour dire ça. Il y a des grands pans psychiques que je ne conteste pas du tout, étant inconsciente sur ces points, ou mal enlignée, confuse et nerveuse. En somme, ma question est : est-ce que le travail mental peut être un échappatoire à l’action ?

    1. “Est-ce que le travail mental peut être un échappatoire à l’action ?”

      Bonjour Josée,

      Votre question est très pertinente. Je vais vous donner un exemple pour clarifier les choses : vous conduisez votre voiture et un chauffeur qui s’endort au volant heurte votre voiture. Sur le moment, vous utilisez l’énergie de la colère qui descend en vous pour établir votre rapport de force avec votre esprit ou votre double éthérique (Que se passe-t-il ? Pourquoi est-ce que vous me mettez dans cette situation ? Pourquoi avez-vous utilisé un chauffeur fatigué pour me frapper ?). Si votre double vous répond, vous vous harmonisez avec ce qui se passe pour ensuite régler la situation dans le concret (aller voir le chauffeur, téléphoner pour avoir de l’aide, etc.). Si votre double éthérique ne vous répond pas encore, vous pouvez augmenter votre rapport de force pour lui signaler que vous avez besoin de réponses. Ce faisant, plus d’énergie entre dans votre double, ce qui rapproche le moment qu’il pourra vous parler. Par la suite, vous réglez les choses dans le concret du plan matériel.

      Le rapport de force de l’ego envers son esprit ou son double éthérique se caractérise par un mouvement d’énergie qui est dirigé vers l’Invisible. Ce rapport mental que l’ego établit fait en sorte que l’énergie qui descend en lui n’est pas cristallisée ni perdue à l’extérieur de ses circuits psychiques. C’est ce processus énergétique qui crée ou dynamise le double éthérique.

      Enfin, pour répondre à la question, le travail mental qu’est le rapport de force envers le double éthérique fait partie du processus de la création et de la dynamisation de ce double, mais il n’enlève pas l’obligation de régler les choses correctement dans le plan matériel, s’il y a lieu. Il est à souligner que parfois, rien ne doit être fait dans l’immédiat et c’est à la personne de le savoir intérieurement. Si ce savoir n’est pas clair, le rapport de force peut être, encore une fois, utilisé.

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