L’objectif du siècle

Source : capture d’écran d’une vidéo de Richard Glenn (Bernard de Montréal : Le monde de la mort 1977)

2 Comments

  1. Il y a tellement de ces con-fusions sur l’émotion que c’est à se demander si homme et femmes sont bien de la même planète…

    Ne pas avoir d’émotion dans le « mental » participe d’un fonctionnement équilibré dans les 3 cerveaux au milieu desquels se situe le discernement. Avec du discernement les réactions mentales sont dépolarisées, donc sans subjectivité émotive, là est l’essentiel pour fonctionner de manière centrique.

    Tout autre est chose est de « ressentir » une émotion au niveau du plexus solaire qui peut être la petite voix de « l’intuition ». Parfois cette petite voix l’emporte sur la rationalité froide du discernement.

    «  Ressentir » une émotion doit sortir des clichés tabous supramentaliens qui se font la part belle chez certains adeptes de l’a-émotivité…

    Dans l’etat actuel de notre évolution nous avons encore besoin de notre système émotionnel. Ce dernier sert souvent de garde-fous en tant qu’indicateur d’une intrusion chez nous, aussi subtile et bienveillante soit-elle, quand ça ne nous appartient pas et quand ça nous indique qu’on se fait violer psychiquement.

    Se priver de ce 6eme sens est une aberration construite de toute pièce pour maintenir dans l’involution ceux qui confondent neutralité mentale et froideur émotionnelle… toute proportion gardée du sentimentalisme…

  2. La contenance de l’émotion, c’est une capacité qui se développe depuis peu chez un peu tout le monde mais de façon sélective : on censure à gauche et on se paye la traite à droite.
    Ya rien comme une petite trempette dans l’émotion des fois.
    Un peu de rancoeur en travers de la gorge ne demande souvent que du vidangeage pour passer… de même que les heures de fatigue profitent à l’occasion de certains états d’âme plus nostalgiques.
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    Ces permissions qu’on se donne viennent de ce qu’on est ignorant de leur coût.
    On est aveugle.
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    Ce n’est qu’au bout du rouleau qu’on décide vraiment d’arrêter les frais.
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    Le processus de conscientisation dompte l’ego et lui fait perdre l’envie de la sagesse populaire qui oui fait de plus en plus la promotion de l’équilibre (maturité, clarté d’esprit, calme, etc.) mais par ailleurs persiste à faire la promotion de la passion (spontanéité, naturel, chaleur, etc.).
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    Le siècle est une machine de plus en plus complexe et contradictoire. Les voiles s’empilent sans espoir de cohérence. “Écoute ton émotion !” n’a plus rien d’une instruction passe-partout. Il n’y a plus d’instruction passe-partout qui tienne. Le double est la source de notre besoin, le fil de nos goûts et dégoûts. La communication avec notre double individuel vient dans un rapport de respect à soi-même. c’est une conscientisation et une simplification du grand casse-tête qui nous fait nous poser mille questions sur ces émotions qui nous viennent et nous tiennent. Devenir conscient c’est assister à l’effeuillage des voiles séculaires, moraux, spirituels, modernes, etc. On perd le goût des voiles à mesure qu’on découvre leur inutilité.

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