L’opposition créée par les événements

La vie de l’humain est construite de manière à lui créer de constantes oppositions afin que ce dernier prenne conscience de lui-même ainsi que de la domination des plans sur sa conscience, dans le but de lui permettre, un jour, de toucher au réel de lui-même et de vivre une expansion de sa conscience. L’humain doit sortir de l’illusion psychologique sur laquelle il appuie sa vie ; il doit enfin toucher au but réel de sa vie, ce dernier étant situé à l’extérieur des limitations psychologiques des rouages de sa personnalité.

Si l’opposition est vue par la personnalité et accompagnée par une émotivité, les événements opposants ne servent qu’à l’évolution de l’âme planétaire, c’est-à-dire qu’ils sont vécus à travers la polarité de la forme. L’ego doit en arriver à cesser de vibrer à la polarité de la forme – il doit mettre un terme à ses impressions subjectives face à la forme, ces dernières étant des émanations directes de la domination des plans sur son mental inférieur. Il arrivera ainsi à développer une communication verticale avec les plans qui le dominent, plutôt que de compenser en s’extériorisant face à la forme oppositionnelle.

Le phénomène de la compensation est fréquent puisque l’être humain n’est pas objectif face aux événements qu’il traverse. Les gens aspirent à une vie sans tracas, à une vie de paix, mais ils n’arrivent pas à se créer une plateforme sur laquelle ils pourront asseoir leur identité réelle plutôt que de subir les fluctuations de la vie comme un bateau qui va à la dérive. Il est évident que la vie est composée de vents qui pousseront le bateau dans de multiples directions, mais l’ego doit lui-même tenir son gouvernail sans perdre de vue sa direction, peu importe les composantes oppositionnelles qu’il rencontre.

Une intelligence réelle permettra à l’ego d’agir techniquement et objectivement face aux forces qui façonnent sa vie planétaire. Le but de sa vie ne sera plus lié à la forme à un niveau primaire et subjectif. Les désirs subjectifs n’auront plus la capacité de dominer sa conscience : sa force directrice reposera sur la manifestation créative de sa conscience à travers les formes qu’il traversera. L’accumulation de biens ou la réalisation de désirs planétaires ne seront plus la fondation de sa vie ; c’est l’expansion de sa conscience qui deviendra prioritaire.

L’être nouveau n’aura pas besoin de forcer ou d’être courageux devant les événements pour trouver le bien-être, puisqu’il vivra dans la fluidité de la volonté et de l’intelligence créative. L’insécurité, la crainte, le doute et l’espoir perdront leur place dans la vie nouvelle de l’ego, car ce dernier ne pourra plus être dominé par des composantes involutives qui le rendaient soumis ou petit devant la grandeur du cosmos. L’homme et la femme de demain auront une conscience expansive qui leur permettra de toujours vivre dans une continuité de conscience absolue.

— Sandra Vimont, 2010

(texte originalement publié sur le site www.supramental.biz)

12 Comments

  1. rien ne convoque aussi complètement l’ensemble des forces et des phénomènes que la permanence du test derrière le processus de fusion entre l’ego planétaire et la source de l’homme.

    rien n’est plus intelligent ni plus volontaire que cet ultime Logos solaire du projet matériel.

    étape par étape l’intelligence et la volonté se renchérissent pour susciter dans l’ego de l’homme cette volonté et cette intelligence.

    l’ego canalise ainsi la résolution nécessaire pour désamorcer l’ancien et l’instruction nécessaire pour participer au nouveau.

    l’ancien est une matrice qui nourrit l’homme-non-né-encore de formes de croyances.

    le nouveau est l’autorité légitime de l’homme, réalisée par l’accouchement de l’homme qui se met lui-même au monde dès lors et à mesure que son extraction de l’ancien lui restitue cette autorité multidimensionnelle.

    l’ancien et le nouveau se renchérissent sous forme de tests étonnamment variés qui sont autant d’occasions de transiter de l’ancien au nouveau.

    la fonction ou le travail de l’homme est de saisir au vol l’occasion de s’arracher à la matrice.

    bernard disait de faire de l’épreuve une preuve.

    la variation des approches a beau prendre l’ego au dépourvu, celui-ci clarifie quand même à travers ce brouhaha, étape par étape, une orientation, une direction, un but.

    désormais, ce qui se déplace dans le palmarès des priorités de l’ego et monte vers la position suprême, c’est sa vigilance face au test.

    rien n’est plus important pour l’ego avancé dans ce processus que la permanence de son travail face à la permanence du test.

    permanence du test permise par la variation des approches ( la polarisation, la réflexion intellectuelle, les humeurs, les pulsions mémorielles des principes inférieurs, le chevauchement parfait de tous nos processus en un seul vaste mouvement…).

  2. L’échange crée un dégagement du mental. Ou plutôt devrais-je dire que je crée un dégagement du mental dans la mesure où je dégage mon mental de mon lot d’attitude pour prendre la parole dans un échange. Cette situation fait de la prise de parole un moment privilégié entre tous. Car sinon, le temps charrie sa programmation.

    Les événements, incluant les pensées, suscitent irrémédiablement de la mémoire.

    Cette ressurgescence n’est pas là pour refléter notre liste de faiblesses comme dans un miroir ni pour nous baisser le caquet ou désenfler la vanité ni pour connecter et expliquer notre toile d’araignée ni même pour peser sur le bouton entrée en combat.

    Cette resurgescence n’est même pas une ressurgescence parce que ce n’est même pas de la mémoire comme telle. C’est un travail extrêmement créatif de notre être réel qui utilise le déroulement de l’ici-maintenant et y projette de la mémoire absolument accrocheuse au contexte.

    Pourquoi ? pour nous jouer. Pourquoi ? pour nous ouvrir à la réalité. Par la fusion, nous découvrons cet au-delà sous l’angle de la mutation : à la fois apprentissage d’un langage fait d’énergie, stratégie de fusion vibratoire et affirmation de notre identité en tant que magnétude unique.

    1. Une nuance importante sur l’astralisation artificielle
      Les conférences de Bernard semblent floues sur ce point et j’ai envie d’aborder cette distinction entre l’astral avant et après le départ de la fusion.

      Oui l’inconscience d’autrui met en branle un bal de pensées en soi. Mais faut-il y voir de la contamination astrale indue ? Ou faut-il n’y voir rien qu’une autre situation à respecter ?

      Le respect est un mental vide, neutre, dépolarisé, qui reconnaît le travail de l’être réel dans toutes les épreuves, aussi déguisées soient-elles, comme lorsqu’elles naissent de l’interaction avec un homme involutif ou un homme conscient en train d’être inconscient.

      Même si on est en voie de conscience, on vit sa part d’inconscience à toutes les fois qu’on se sent sous l’emprise de l’astral. Qui manipule alors les émotions ?

      Le Grand Manipulateur, c’est l’être réel, qui utilise un relent du phénomène de l’astralisation.

      Le début de la fusion voit l’ancienne astralisation involutive être graduellement remplacée par cette “astralisation artificielle” menée par le Grand Chef d’Orchestre et totalement maîtrisée par lui pour parvenir à fusionner.

      Dès lors, oui, une ou deux coques de morts demeurent greffées à soi quelques années et se nourrissent de l’énergie des émotions résultant du “blind spot”, ou faiblesse majeure, ou contrat d’incarnation de l’être.

      Ce restant d’astralisation maintient de fait l’ego dans une passivité sporadique face au mensonge comique qui représentera l’objet des ultimes nettoyages. Tout cela est calibré en fonction d’une profonde compréhension du rythme et des détours à venir. Car personne ne connaît un homme comme son être réel.

      Quelle clarification que de placer la lumière aux commandes du processus, même si ce processus travaille avec la noirceur …

      Il y a un rythme aux niveaux des tests et quand on est soufflé émotionnellement, c’est parce que le temps est venu dans le contexte vécu par chaque corps, mémoire, processus qui constitue la stratégie globale.

      Et que l’intelligence mette en scène des confrontations de noirceurs, ça n’implique pas de courir après la confrontation pour intensifier le mouvement, lequel serait adopter une attitude.

      L’ennemi n’est rien ni personne d’autre que l’attitude qu’on nourrit face à la pensée qui vient en soi commenter ce qu’on vit.

      Dans la mesure où la rencontre est en train d’avoir lieu, la part d’inconscience visée est mise en vibration tandis que la part de conscience en soi veut l’aborder comme un événement personnel, indispensable, concocté par l’être réel en train de s’intégrer.

      La confrontation qui est en cours est un événement indispensable parce que l’exacte inconscience de l’autre (ou plutôt la perception qu’on en a) entre en résonnance avec une part d’inconscience précise en soi, une noirceur qu’on nourrit encore même minimalement autour de cette forme particulière. C’est 1 test de la longue série des tests incitant à ce qu’on jette de la lumière sur ÇA.

      Le principe du respect se réalise d’abord face à l’inconscience que celle-ci subsiste en soi ou chez l’autre que l’être place devant soi.

        1. C’est un plaisir pour moi de verbaliser ce que je comprends. Pour revenir au “pas tout seul”, je scrute ma propre expérience. Je me suis énormément frottée à Bernard et il y a eu des interactions avec des séminaristes qui présentaient tous un mix de justesse et de dérive et parmi eux il y a eu essentiellement ma mère. Ce sont les interactions que j’ai eues avec ces personnes intelligentes – incluant Bernard – qui m’ont permis d’avancer. La vibration de Bernard est un tremplin indéniable, mais le test de l’interaction avec Bernard, rarement facile, fait faire un pas de géant – et j’arrivais de loin, les pas de géant étaient indispensables. Bref, je crois que c’est l’aspect conflictuel entre personnes en voie de conscience qui se transmutera éventuellement en intelligence de chaque côté. Car le conflit est concocté par le double afin de servir de test et seul le test sert de révélateur de la volonté qu’il faut pour descendre l’intelligence !

          1. Je découvre chez toi, contrairement à certaine fois, où ce fut plutôt emberlificoté… une clarté et une simplicité de langage que peut saisir le commun des mortels… ce changement récent en toi est de bonne augure pour des conversations jusqu’à point d’heure…

            J’aime la clarté du langage, proche du minimalisme, où tout est dit en peu de mots, sans fioriture ni encodage classifié… c’est une qualite qu’avait Bernard, contrairement à d’autres sur ces traces…ça pontifie trop pour m’embarquer dans les mirages et c’est pas interactif…

            A bientôt et ailleurs, pour aborder les oppositions, les conflits et les tests avec le double..

            1. Mettre le pied dehors pour la 1re fois engendre chez moi de l’effarement, un manque de calme alors ton encouragement.. tombe pile.
              En dehors de quoi suis-je en train de mettre le nez dehors ? En dehors d’un certain ancien rapport très polarisé avec le concept de l’enseignement de la conscience. Je ne vois soudain plus autant l’enseignement dans la continuité du rapport que j’avais avec ce concept. Dans le sens que je ne me sens plus autant obligée d’enseigner pour justifier mon existence, donc plus autant obligée d’évoluer pour devenir en mesure d’enseigner. Ce rapport à l’enseignement obligé est devenu en 2017 suffisamment lourd, vieux, insistant, etc., pour polariser la façon dont je regarde autrui ! en catégorisant ma relation à l’autre en j’enseigne ici et là je me fais enseigner. Avec tout ça, je me suis retrouvée avec deux concepts ! En outre, eux-mêmes étant polarisés en différentes catégories, je ne m’en sortais plus…

              Et bien justement, je m’en sors.

              Ou plutôt, j’entame dans le cadre de porte l’alternance de progrès et de reculs qui me fera intégrer ma mémoire liée à l’enseignement. C’est juste un commencement mais il reste qu’au moins je goûte enfin à un peu de cet oxygène neuf, libre de mon vieux combat avec l’enseignement et libre de ma peur d’avoir vécu inutilement si je n’enseigne pas.

              Contente de sortir mais aussi d’étudier la situation, je te dis merci Edwige de m’avoir regardé aller et de l’avoir communiqué !

              1. Évoluer non pas pour enseigner, pour justifier son existence ou pour se donner une identité… mais juste pour soi-même …c’est le B.A.B de l’enseignement du Bernard originel et non des clones produits par l’astral qui lui aussi se supramentalise…

                C’est ce qui amène de la ”concurrence et de l’adversité” qu’on aurait pas cru exister dans ce nouveau monde… ”L’opposition créée par les événements” est un titre bien pertinent pour définir ce nouveau monde…

                Finalement c’est comme dans la sphère spirituelle, le supramental peut devenir un formidable terreau pour des egos en voie de surdimensionnement, juste assez intelligent pour avoir flairé un autre créneau afin d’exercer leurs talents de gourou…

                Sandra a complété son sujet ”L’opposition créée par les événements” en donnant quelques clefs afin d’utiliser judicieusement cette adversité pour la confrontation avec l’esprit, c’est ici:
                https://www.youtube.com/watch?v=rA3NXIvbPCU&feature=youtu.be

                Alors oui Josée je t’ai regardé ” aller ” mais avec des “aller/retour” dans l’échange respectueux et non masturbatoire, qui me renvoie toujours à cette phrase magique du “on peut pas être intelligent tout seul “. Car on se voit aller mutuellement et non pas unilatéralement…

                Comme en randonnée ou chacun tend la main à l’autre dans les passages ardus, sans chercher à lui enseigner comment respirer ni comment mettre un pied devant l’autre…

                Et pas non plus comme un enseignant qui, étant sûr qu’il sait, pontifie et assène son savoir en verrouillant les portes afin d’éluder tout rapport de force avec une intelligence divergente…en fait il craint l’opposition intelligente…

                N’étant pas du sérail, donc pas infectée par le virus supramentalien, un regard transgressif me permet d’être à l’aise dans ce monde tout en restant détachée du formalisme ou de la forme imposée par certains egos dont le cou ” de girafe ” s’est allongé artificiellement… mais coupez les anneaux et le cou se brisera…

                1. “Elle est drôle, Edwige !” C’est ce que je viens de dire tout haut.

                  C’est un régal de te lire de pirouette en pirouette. En plus de la fantaisie, tu as surtout l’art de faire circuler ton énergie. Évident, tout ça m’enlève à cause du contenu. J’espère que plusieurs internautes, membres ou non, passeront par ici pour y goûter !

  3. Illusions et réalité se chevauchent, s’attirent et se repoussent…comme la vérité et le mensonge…

    En attendant de devenir ces hommes et femmes de demain, ” qui auront développé une conscience expansive pour vivre en permanence dans une conscience absolue “, il serait illusoire de croire que cela se fasse pour la majorité sur terre en une seule vie…

    Le poids des mémoires pour les personnes en évolution est déjà lourd à gérer en conscience, en plus des désordres qui accompagnent les transformations… alors que dire des personnes qui n’ont pas encore mis un orteil sur le chemin…et qui sont dans nos entourages proche pour nous créer des oppositions… On n’est pas toujours bien lunés pour accepter leur mauvaises lunes…

    Nommer et mettre un projecteur sur les processus oppositionnels, dans un but constructif, constitue un processus individuel qui peut certes aider dans ce type de forum…je nous encourage à continuer d’échanger, car ce n’est pas chez nous au coin du feu que ces sujets peuvent être déballés…

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